L’univers photographique béninois regorge de jeunes talentueux. Parmi ces derniers, figure Sem Abel Isaac Amadou. Promoteur, il utilise avec dextérité son appareil pour partager sa vision du monde avec les autres, comme ce fut le cas aux Voduns days où il a illuminé l’événement avec des images qui démystifient le vodun.
Curieux, nostalgique, fasciné par le pouvoir des vieux albums de famille, Abel Isaac Amadou a très tôt su qu’une photo était bien plus qu’un morceau de papier ou un fichier numérique. Rapidement, il décide donc de se lancer dans la photographie.
Désormais étudiant en réalisation et sociétaire de l’écurie BOSS’ART, il rêve de faire d’Aura+ Media, “un groupe de presse et de production panafricain, capable de produire des contenus qui changent le récit sur notre continent”. “Mon ambition est de laisser un héritage : montrer que l’on peut partir d’un appareil photo et bâtir une institution qui influence positivement la culture et l’économie créative en Afrique. Je veux que l’on se souvienne de mon travail comme celui qui a su capturer l’âme d’une époque tout en construisant les outils de demain”, dévoile le jeune photographe.
la démonstration aux voduns days
Et à l’édition 2026 des voduns days, Abel Isaac Amadou a prouvé qu’il accorde du prix à cet engagement.
Présent à ce grand évènement culturel et cultuel, le jeune photographe a brillamment utilisé son objectif pour montrer la dimension esthétique, spirituelle et profondément humaine de ce patrimoine. Avec des images uniques, le promoteur d’Aura+ a illuminé les voduns days à travers des images qui montrent au monde entier la beauté des rituels, la dignité des dignitaires.
Des Modèles
Dans la photographie , Abel Isaac Amadou a bien des modèles. Le jeune homme qui a choisi ce métier pour “partager sa vision du monde avec les autres” s’inspire prioritairement de Stéphane Bossa. Et comme l’élève qui dépasse le maître, il fait la promesse “ de le surpasser un jour”.
Outre Stéphane Bossa, Abel Isaac Amadoua apprécie Fréjus Fiossi. “ Il sait quand appuyer son rec pour prendre une vue exceptionnelle”, avance t-il.
Des piliers pour entrer dans la cour des grands
S’il est encore au début de sa carrière, Abel Isaac Amadou a est persuadé que le meilleur reste à venir. Et parce qu’on ne bâtit rien de grand tout seul, il repose sa. carrière sur trois piliers de soutien essentiels.
D’abord, son père. » Mon père, c’est mon premier pilier. Il se bat à mort pour ma réussite. C’est son courage qui me donne la force de ne jamais abandonner sur le terrain. Chaque sacrifice qu’il fait est pour moi une responsabilité supplémentaire. Son combat est devenu ma motivation : je ne travaille pas seulement pour réussir ma carrière, je travaille pour honorer ses efforts et lui prouver que ses investissements et sa confiance n’ont pas été vains. Papa, chaque déclic de mon appareil photo est un écho à ton travail acharné, ma réussite sera la tienne”, témoigne t-il.
Second pilier, sa mère. “Dans les moments de doute, quand le terrain est difficile ou que la fatigue des études se fait sentir, sa voix et ses prières sont mon refuge.Elle se bat dans l’ombre, avec une discrétion et une force incroyable, pour que je ne manque de rien. À elle, je veux dire : Maman, ta bienveillance est mon plus bel objectif”, témoigne Abel Isaac Amadoua.
Troisième et dernier pilier; ses mentors, les aînés dans le métier. Par leurs conseils ou parcours, ils lui ont montré que l’excellence est possible.
Grâce à ces précieux soutiens, Abel Isaac Amadou espère faire son entrée dans la cour, notamment faire partie des nominés aux Oscars de la Photographie Africaine (OPA) et être accrédité à la CAF UEFA ainsi que la NBA.
Manassé AGBOSSAGA

