Luc Gnacadja insiste sur le rôle essentiel des collectivités territoriales et plaide pour une évolution de la coopération internationale
Le maire de Cotonou a pris une part active et remarquable à la 107è réunion de l’Association internationale des maires francophones (AIMF), qui s’est déroulée à Namur en Belgique les 08 et 09 juin dernier. Lors des travaux, le Maire de Cotonou a insisté sur le rôle essentiel des collectivités territoriales, plaidant au passage pour une évolution de la coopération internationale.
A Namur en Belgique, un homme a mobilisé les regards et les attentions. Luc Gnacadja, puisque c’est de lui qu’il s’agit, s’est brillamment distingué lors de la 107è réunion du bureau de l’Association internationale des maires francophones (AIMF). Prenant une part active aux travaux, le Maire de Cotonou a illuminé la session tant par ses interventions que par ses propositions.
Devant près d’une centaine de maires et représentants de villes et capitales francophones, le vice-président de l’AIMF a dans une formule magique souligné le rôle essentiel des collectivités territoriales dans la préservation de la cohésion sociale, la continuité de l’action publique. « Les crises sont mondiales dans leurs causes , mais locales dans leurs conséquences », a-t-il résumé.
Alternant observation et proposition, le maire de Cotonou a plaidé pour une évolution de la coopération internationale vers une approche davantage fondée sur la co construction des solutions , le renforcement des capacités d’action des territoires et la reconnaissance pleine et entière des collectivités locales comme partenaires stratégiques du développement . Convaincu qu’il n’est plus possible d’obtenir des résultats avec les vieilles méthodes, le vice-président de l’AIMF a ouvertement fait savoir que la coopération internationale ne doit plus financer des projets. « Elle doit contribuer à renforcer durablement les systèmes de gouvernance, a renforcé la capacité d’exécution des territoires, et à favoriser l’émergence d’innovations adaptées aux réalités locales », a recommandé le maire de Cotonou.
Le message de Luc Gnacadja à Namur était donc clair. Il faut une coopération internationale porteuse de transformation concrète pour les territoires et d’un développement urbain durable, inclusif et résilient.
Coopération internationale et transformation des politiques publiques locales
Les échanges de Namur ont porté sur le thème : « Coopération internationale et transformation des politiques publiques locales ». Et d’après un communiqué signé du responsable à la communication du maire de Cotonou, les assises ont « permis aux élus locaux d’échanger sur les réponses à apporter aux grands défis contemporains dont les conséquences se manifestent d’abord dans les territoires, changements climatiques, inclusion sociale, transition numérique, mobilité, emploi des jeunes, ou encore résilience urbaine, la construction de sociétés durables au plus près des citoyens ».
La 107éme réunion de l’AIMF aura également été l’occasion de mettre » en lumière le rôle croissant des réseaux de ville dans la gouvernance mondiale et la nécessité de construire un partenariat renouvelé entre l’Europe et l’Afrique fondée sur la responsabilité partagée le respect mutuel, et la recherche de solutions communes ».
A Namur, les Maires francophones n’ont donc pas manqué à leur devoir, celui de chercher des solutions pour le développement de leurs collectivités.
Manassé AGBOSSAGA

