« Bâtir l’avenir de l’UEMOA : financer un habitat durable inclusif et moteur de souveraineté énergétique ». C’est le thème qui a consacré les BOAD Développement Days 2026, qui se sont déroulés les 11 et 12 juin dernier à Lomé. En droite ligne avec cette thématique, le maire de Cotonou, présent à cette rencontre, a soulevé 06 points pour bâtir un habitat durable en Afrique de l’ouest. Du moins à en croire un communiqué signé du chef de la cellule de communication du maire.
Premièrement, l’autorité a insisté sur la nécessité de replacer la conception bioclimatique au cœur de l’action énergétique. Rappelant que » l’énergie la moins chère, la plus propre et la plus souveraine est souvent celle que l’on ne consomme pas », il a souligné la pertinence toujours actuelle des principes d’architecture adaptés aux climats africains
En second point, Luc Gnacadja a fait remarquer que la transition énergétique africaine se jouera autant dans les quartiers existants que dans les constructions futures. Abordant ce point, il a souligné l’importance d’améliorer progressivement les performances énergétiques, climatiques et sociales des quartiers déjà habités.tout en construisant des bâtiments performants.
Le Maire de Cotonou a ensuite attiré l’attention de tous sur la nécessité de renforcer la souveraineté énergétique. Sur ce troisième point, il a fait remarquer que la souveraineté énergétique ne dépend pas uniquement des capacités de production d’énergie, mais se construit également à travers les matériaux produits localement, les bâtiments conçus et les filières économiques développées. Toujours dans le développement de ce point, Luc Gnacadja a expliqué que la valorisation de la terre stabilisée, de la terre cuite, du bois et d’autres matériaux locaux adaptés au contexte climatique ouest africains permet simultanément de réduire les importations, les émissions et les coûts, tout en créant des emplois locaux.
Au quatrième point, Luc Gnacadja a appelé à rendre banale la performance énergétique.Ici, il a fait savoir que la performance énergétique doit être accessible au plus grand nombre et non se limiter à quelques projets exemplaires.
« L’enjeu n’est pas de multiplier les démonstrateurs, mais de réussir le changement d’échelle », a-t-il renchéri.
Lors des échanges de Lomé, le maire de Cotonou a également attiré l’attention de tous sur la nécessité de comprendre le déterminant des villes dans la transition énergétique. Urbanisme, réhabilitation, végétalisation, gestion des espaces publics, mobilité de proximité ou encore amélioration du cadre bati constituent autant de leviers dont disposent les collectivités pour agir concrètement, a avancé le maire de Cotonou en abordant ce cinquième point..
En sixième et dernier point, Luc Gnacadja a appelé à rendre les financements verts accessibles aux villes. Selon le maire de Cotonou, la performance des mécanismes de financement climatique ne devrait pas être évaluée uniquement à l’aune des montants annoncés , mais également à leur capacité à atteindre effectivement les territoires qui portent les transformations sur le terrain. Il a ainsi estimé que la difficulté persistance d’accès de collectivités locales aux financements verts devrait être considérés comme un indicateur de contre-performance du système lui-même.
Sur ces six points, un dénominateur commun : changer d’échelle pour réussir à bâtir un habitat durable en Afrique de l’ouest, mais aussi et surtout pour réussir
la transition énergétique.
M. A

