Le numéro un de la Société Ouest Africaine d’Assurance et Conseil (Soaco) basée en Côte d’Ivoire prend activement part depuis ce lundi 6 juillet aux travaux des Etats généraux de l’Assurance pour tous qui se déroulent à Cotonou en République du Bénin. Gérardo Zannoubo puisque c’est lui qu’il s’agit est revenu face à la presse sur l’importance de ces assises sur le chemin des efforts pour une assurance véritable inclusive en Afrique. Défenseur presque des populations, il rassure ces dernières de ce que les assureurs ont pris consciences d’être davantage à leur service. Lire ci-dessous l’intégralité de son interview.
Bonjour Mr. Merci de vous présenter à nos lecteurs.
Bonjour. Je suis Gérardo Zannoubo, Directeur Général de la Société Ouest Africaine d’Assurance et Conseil (Soaco), représentant d’Assurés Conseils de la Côte d’Ivoire aux Etats généraux de l’Assurance pour tous qui se déroulent actuellement à Cotonou ( 6 au 8 juillet, Ndlr)
Merci de nous présenter la Société Ouest Africaine d’Assurance et Conseil (Soaco)?
Nous sommes un cabinet de courtage en assurance. Nous intervenons dans le conseil aux entreprises, notamment sur toutes les questions liées à l’optimisation des contrats d’assurance et à leur gestion. Nous accompagnons également les entreprises dans la défense de leurs intérêts vis-à-vis des compagnies d’assurance.
Pourquoi les Assurés Conseil de la Côte d’Ivoire ont décidé de répondre présents à ces assises ?
D’abord, il faut savoir que l’assurance inclusive est une problématique majeure qui s’impose aujourd’hui à l’Afrique. Nous avons constaté, depuis plusieurs années, que l’assurance n’est pas suffisamment au service des populations africaines.
Lorsque l’on observe le niveau de confiance des populations envers l’assurance, on se rend compte, comme cela a d’ailleurs été souligné au cours du panel qui vient de s’achever, qu’il est très faible. Les populations n’ont pas suffisamment confiance dans les produits d’assurance, ce qui impacte négativement le taux de pénétration de l’assurance sur le continent.
L’un des objectifs de ces États généraux est donc de réfléchir aux moyens de mettre véritablement l’assurance au service des populations. Il s’agit de faire en sorte que les solutions d’assurance permettent aux citoyens de mieux faire face aux risques du quotidien et de réduire leur vulnérabilité.
En tant qu’Africain, il est tout à fait naturel pour moi de participer à ces États généraux afin de contribuer à la réflexion, d’apporter des propositions et de participer à la construction d’une assurance véritablement inclusive, adaptée aux réalités africaines et répondant aux besoins de nos populations, en particulier les plus vulnérables.
Je pense notamment aux acteurs du secteur informel, qui sont fortement exposés aux aléas de la vie, mais qui bénéficient très peu de solutions de protection adaptées. C’est la raison pour laquelle nous sommes présents aujourd’hui : pour contribuer activement à ces travaux et participer à l’édification d’une assurance africaine plus efficace, plus accessible et véritablement au service des populations.
Fort de votre engagement pour la défense des intérêts des assurés, quel est l’appel que vous pouvez déjà lancer depuis Cotonou à la population après le démarrage des travaux ?
Le message que je souhaite adresser aux populations est avant tout un message de confiance et d’espoir.
Les acteurs de l’assurance ont pris conscience de la nécessité d’être davantage au service des populations africaines. Nous travaillons aujourd’hui à faire évoluer les pratiques, à améliorer les offres et à changer la perception que les citoyens ont de l’assurance.
Notre ambition est de bâtir une assurance africaine qui réponde concrètement aux préoccupations de nos populations, une assurance plus proche des réalités du terrain, plus inclusive et plus efficace.
C’est ce message d’espoir que je souhaite partager. Merci.
Propos recueillis par Christophe KPOSSINOU

