Son précieux conseil aux femmes qui ne sont pas encore mariées et aux aspirants au mariage
De passage sur Podlab Media, Huguette Bokpè Gnacadja a partagé son expérience de la vie de couple. L’épouse du très respecté maire de Cotonou Luc Gnacadja en a profité pour livrer trois secrets aux jeunes couples ou aux aspirants au mariage.
Un conseil qui ne vient pas de pseudo coach ou de coach matrimonial sans foyer. Mais qui vient d’une personne avisée avec 38 années de vie de couple. Avec plus de trois décennies de mariage, Me Huguette Bokpè Gnacadja peut en toute logique partager des recettes de mariage réussi. Et de passage sur PodLab Media, l’épouse de l’Idylle de Cotonou a évoqué trois secrets pour une vie de couple qui résiste à la tempête et aux vagues.
Profession
En premier point, la présidente de l’Institut national de la femme (INF) a insisté sur la nécéssité de clarifier les plans de carrière dès l’étape de la fréquentation. Pour elle, cette discussion est obligatoire et évite des désaccords sur le long terme. “Je me rends compte depuis que je suis à l’INF qu’il y a des divorces qui sont nées du fait que l’un exerce la profession de son choix et le plus souvent c’est les femmes. Et je dis toujours aux jeunes filles qui ne sont pas encore mariées, il y a une conversation que vous devez avoir avec celui avec qui vous envisagez de vivre. Cette conversation est obligatoire, parce qu’elle règle beaucoup de choses et permet de prendre la bonne décision. Cette conversation, c’est de partager avec l’autre, c’est quoi votre rêve, c’est quoi vous avez envie de devenir. Il y a des gens qui se marient sans savoir quelle est la fonction que l’autre va exercer plus tard”, souligne Huguette Bokpè Gnacadja, avant de poursuivre “si j’ai cette conversation et que je dis, je serai avocat ou si je dis, j’ai envie d’être diplomate, il faut que la femme qui dit ça à un homme ou l’homme qui dit ça à la personne observe le comportement, l’atitude la réaction de l’autre parce que c’est à partir de là, qu’il va devoir faire un choix. Si je te dis, que je veux devenir avocat et que tu tires la tronche, il y a un problème à régler, parce que ça veut dire, que c’est l’une des causes probables du divorce qui nous attend si on se marie”.
Se basant sur son expérience personnelle, elle assure que cette question a été tranchée avec l’homme qui partage sa vie et confie qu’ils contribuent, tous deux, au progrès de l’autre. “J’ai un homme qui me pousse. Moi aussi, ce qui le passionne m’intéresse. J’aimais ce qu’il faisait, c’est-à-dire quand on aime quelqu’un, on aime spontanément ce qu’il fait briller les yeux de la personne et moi ses yeux brillants réveillaient en moi quelque chose qui faisait que je m’intéressais à ce qu’il faisait, comme lui aussi il aime ce que je fais. A aucun moment, il ne m’a dit arrête moi ça”, raconte t-elle, avant de conclure “c’est important que vous soyez avec quelqu’un qui aime ce que vous faites et qui est prêt à vous laisser accomplir votre destinée et vous aussi vous devez contribuer à l’accomplissement de sa destinée”.
La communication
En deuxième point, Huguette Bokpè Gnacadja a cité la communication. Pour, les conjoints doivent “communiquer même sur les choses qui fâchent”. “Il faut trouver le moyen, si vous avez du mal à parler, écrire, (…) à un moment donné, s’il faut même que vous tombiez d’accord que vous n’êtes pas d’accord, tombez d’accord que sur ce point, vous divergez”, recommande t-elle, ajoutant que “le fait d’avoir convenu que vous n’êtes pas d’accord sauve”.
Estime de soi et refus de changer l’autre
La présidente de l’INF a enfin insisté sur l’estime de soi et le refus de faire d’un projet, celui de changer l’autre.
“Chacun est comme un package. On travaille sur les détails, mais on laisse la personne. Laissez à chacun son jardin secret. Le jardin secret dont je parle, ce n’est pas un coin flou ou quelqu’un mène une double vie. Je veux parler de moment propre à chacun. il y a des moments ou j’aime être seule ou lui aussi il aime être seul”, explique t-elle.
Dans cette façon de percevoir l’autre, Huguette Bokpè Gnacadja se démarque de la notion de “moitié”. “Je prends le risque de le dire parce que ça fait partie des choses qui font qu’on reste ensemble. Ce qui déborde de moi c’est ce que j’apporte à mon mari et c’est ce qui déborde de lui, qu’il m’apporte. Je ne suis pas sa moitié, il n’est pas ma moitié. C’est parce que chacun de nous a conscience qu’il n’est pas la moitié de l’autre, que nous sommes encore ensemble, ça c’est important. Il faut laisser l’affaire de moitié. Ceux qui pensent qu’ils sont la moitié de quelqu’un, ça veut dire, qu’ils ne sont pas complets. Quand on se met ensemble, c’est deux êtres entiers qui se mettent ensemble. Ce n’est pas des gens incomplets qui se mettent ensemble. ça ne résiste pas longtemps. Si tu penses que tu es la moitié de quelqu’un, quand cette personne part, tu peux avoir des pensées qui vont aller même au suicide. Tu penses que tu ne peux plus exister”, soutient la présidente de l’INF, avant de marteler “ Non, on est pas des moitiés de quelqu’un. On est des gens entiers qui s’enrichissent l’un de l’autre”.
No comment !
Manassé AGBOSSAGA

