Lundi 21 septembre prochain, la mairie de Cotonou démarre l’opération de remise en ordre de l’espace public. En prélude à cette opération qui concerne surtout les garages installés dans l’emprise des voies publiques, la première adjointe au Maire, Arlette Saizounou; assistée du Directeur des Services Techniques Urbain Abdel-Aziz Kpatchia et du Directeur Adjoint de la Police Municipale a effectué une sortie médiatique ce vendredi 18 septembre dans les locaux de la mairie. Objectif : clarifier qu’il s’agit avant tout d’une “action de transformation urbaine” et réaffirmer la conviction que : “: changer d’échelle, c’est aussi réparer la ville et réconcilier la ville avec ses mobilités”.
Suite au communiqué du maire de Cotonou en date du 15 avril dernier invitant les promoteurs de garages occupant irrégulièrement l’espace public et les propriétaires de véhicules abandonnés à procéder volontairement au retrait des occupations concernées, la mairie de Cotonou décide de passer à l’exécution. Ceci après avoir privilégié pendant longtemps l’information, la sensibilisation, le dialogue, les préavis, la notification et les rappels.
Et ce vendredi face aux hommes des médias, la première adjointe au Maire a avant tout tenu à faire trois mises au point, insistant sur l’ambition du conseil municipal avec à sa tête le maire Luc Gnacadja de faire de “Cotonou une ville où l’espace public est effectivement public”.
Premièrement, Arlette Saizounou a clarifié que lundi prochain, ’il ne “s’agira pas d’une opération de déguerpissement , mais plutôt d’une action de remise en ordre de l’espace public”.
Deuxièmement, elle a soutenu “qu’il ne s’agit pas d’une pression institutionnelle aveugle sur des acteurs essentiels à l’économie de Cotonou”. “Il s’agit plutôt d’une opération de salubrité urbaine”, a insisté la principale conférencière.
Enfin, la première adjointe au Maire a souligné que le maire de Cotonou Luc Gnacadja accorde une grande importance à l’économie populaire et que sa valorisation fait partie des priorités structurantes de son mandat.
Face à cela, Arlette Saizounou soutient que l’opération de lundi, qui concerne surtout les garages installés dans l’emprise des voies publiques, ne doit pas être prise comme une simple opération d’enlèvements d’épaves et des véhicules abandonnés, mais comme une “action de transformation urbaine”.
Dans le même sens, elle a ajouté qu’elle traduit une conviction que : “: changer d’échelle, c’est aussi réparer la ville et réconcilier la ville avec ses mobilités”,et par ricochet une politique assumée : “la qualité d’une ville se mesure aussi à la qualité de ses espaces communs et à la possibilité, pour chacun d’en faire un usage normal”.
A compter du 21 septembre et pendant une dizaine de jours donc, des équipes composées de la direction de la police municipale, des arrondissements, de la Direction des services techniques, des services financiers et juridiques, de la fourrière municipale et la police républicaine procéderont à la constatation des situations irrégulières sur le terrain. En fonction de la situation constatée et des textes applicables, les mesures pourront comprendre : l’enlèvement du véhicule, son transfert et son enregistrement à la fourrière municipale , l’application des droits , taxes et frais régulièrement exigibles.
Et au Directeur des services techniques de la maire d’attirer l’attention de tous sur l’article 17 de l’arrêté municipal du 07 mai 2025 portant actualisation des coûts des prestations de la commune de Cotonou qui stipule, : “Lorsque le propriétaire d’un véhicule placé en fourrière est inconnu, introuvable ou insolvable après 90 jours de garde, la commune de Cotonou procède à sa vente aux enchères publiques par office de commissaire-priseurs”.
Les propriétaires de garages et véhicules abandonnés sont donc prévenus .
Manassé AGBOSSAGA

