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Présentation du document “Covè en 10 regards” :  Le maire Auguste Amoussou Aïhunhin vend la destination Covè

Bénin : présentation du document "Covè en 10 regards"

Le maire de Covè Auguste Ayihounhin

Auguste Amoussou Aïhunhin a présenté vendredi dernier devant élus communaux, partenaires  et un parterre d’invités, le document “Covè en 10 regards”. Acte de reconnaissance et  outil de projection collective pour mieux connaître et comprendre la commune, il met  en lumière les multiples potentialités de divers ordres afin d’inciter  voyageur, partenaire, touriste et autres vers la destination Covè.

 « Covè en 10 regards » se veut avant tout, être un document qui valorise la commune à travers  son histoire, ses traditions, sa culture, sa nature, ses dynamiques économiques et ses aspirations pour l’avenir.. Ceci avec pour objectif, encourager les uns et les autres à  “découvrir un territoire où l’histoire et la nature dialoguent, la spiritualité rencontre la culture et les traditions inspirent l’avenir”. 

Et lors de la présentation du document vendredi 18 septembre dernier, le maire Auguste Amoussou Aïhunhin a,  avec précision et concision,  exposé les contenus essentiels à retenir sur chacun des dix (10) chemins majeurs pour entrer dans l’univers Covè.  Ainsi, il a, tour à tour, présenté Covè comme une : , “terre d’histoire, un berceau de spiritualité et de traditions vivantes”;  une “Cité des masques Guèlèdè”, une “Cité du tam-tam sacré satô”,  un “écrin de nature et de biodiversité”, un “grenier agricole et pôle agro-alimentaire”,  une “cité de l’artisanat et de la sculpture sur bois “; un “espace de solidarité et de cohésion sociale”, une “destination touristique émergente”,  un “territoire d’avenir et de résilience ”,  et enfin une “ cité des élites et pôle administratif de la zone Agonlin”.

Mosaïque de patrimoine qui mérite une destination

Covè comme,  “terre d’histoire, berceau de spiritualité et de traditions vivantes, c’est une société hiérarchisée à travers six ordres mystiques à savoir l’ordre des AHOSSOU, VODOUNONS, SANGNI-BOKONONS, FA-BOKONONS, DONKPINGANS et GBETOS, a fait  observer  Auguste Amoussou Aïhunhin . Ces ordres mystiques  organisent ainsi la vie collective, les cultes et les rites, inscrivant l’histoire des communautés dans un territoire investi de significations spirituelles, a renchéri l’autorité communale.

Covè, c’est aussi une richesse culturelle avec les masques Guèlèdè, introduit au début du XXᵉ siècle par Déguénonkpè. Le Guèlèdè associe masques sculptés, chants satiriques et danses pour célébrer la fécondité et réguler les comportements sociaux, rappelle le maire de Covè. 

Dans sa présentation, l’autorité communale a aussi fait remarquer que  Covè se distingue toujours au plan culturel , par le tam-tam sacré satô, qui se  compose de deux (2) grands tambours consacrés, mâle et femelle. La fabrication et l’usage suivent des règles rituelles. Joué uniquement sur autorisation des Ahossou lors de grandes cérémonies, rappelle  Auguste Ayihounhin,  avant de préciser qu’il occupe “le premier rang des rythmes d’Agonlin”. 

Au plan de la nature et de la biodiversité, la forêt sacrée Kponzoun, est un patrimoine majeur de la commune, le plus connu et visité par l’ensemble des acteurs, a fait savoir le maire. 

Grenier agricole et pôle agro-alimentaire, Covè se distingue par la culture du Manioc, du  maïs, du riz, de l’arachide, du  niébé, des agrumes et des cultures maraîchères, fait remarquer le présentateur. Mais c’est surtout le kluiklui, Agonlimi et le même le sodabi qui constituent des marques identitaires de ce territoire, a-t-il insisté.

Au plan social,  Covè se révèle par la solidité de son tissu social. Il existe un tribunal traditionnel (Gbékandji) bien administré qui assure l’arbitrage pour le bien-être de la population, fait-il observer. 

Destination touristique émergente, Covè se distingue par trois circuits touristiques : la porte d’entrée touristique de Covè, la route des Vodouns et la destination Collines.  Les forêts sacrées Kponzoun et Allozoun, les cours d’eau et sources (Nakava, Fionzoun, Kêtê, sans oublier le fleuve Zou) et les collines emblématiques SOVO, FESSO et AVOUNSO méritent aussi un intérêt et une observation aux yeux de Auguste Amoussou Aïhunhin . Avec de telles potentialités et des hôtels aux normes, , Covè se veut un territoire en devenir, où chaque site, chaque rituel et chaque paysage comporte une expérience vivante, dira le maire.

Il rassure d’ailleurs que Covè dessine progressivement les contours d’un modèle de développement ancré, inclusif et résilient. 

Et pour l’autorité communale,   Covè à travers ces multiples potentialités de divers ordres, reste et demeure “une mosaïque de patrimoine qui se raconte, se vit et se projette, mais aussi et surtout  et qui mérite une destination.

Manassé AGBOSSAGA

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