Depuis que l’Etat Béninois a autorisé l’extraction du sable lagunaire, nombreuses sont ces carrières de sable qui ont vu le jour à Abomey-calavi. Devenues aujourd’hui une importante source de revenu, elles sont pourtant abandonnées après usage. À travers le PDC4, la mairie d’Abomey-calavi ambitionne de leur redonner une vie.
De la logique d’extraction à une logique de réparation. Voici la vision des autorités de la commune d’Abomey-calavi à l’endroit des anciennes carrières de sable. Cette dernière est prévue pour être traduite à travers la mise en œuvre du Programme 4 du PDC4, intitulé « Aménagement et gestion durable du cadre de vie ».
Après avoir profité des ressources financières issues de leurs exploitations, la mairie compte désormais effectuer des aménagements nécessaires sur les sites afin qu’elles continuent d’être utiles à la communauté.
Le PDC4 propose en effet de transformer les « anciennes carrières de sable en espaces utiles. Elles peuvent accueillir des centres de loisirs, des centres de sport, des espaces de pêcherie de plaisance, des activités d’agrobusiness, du maraîchage, de l’élevage, de la pisciculture, de l’aquaculture, des piscines, des parcs de promenade, des musées, des mini-parcs zoologiques, des mini-parcs botaniques et des centres de formation polyvalente à l’entrepreneuriat.
Derrière cette liste, il y a une idée simple : ne plus considérer les anciennes carrières comme des vides inutiles, mais comme des espaces à programmer. Certaines peuvent devenir des lieux de détente. D’autres peuvent accueillir des activités productives adaptées. D’autres encore peuvent servir de supports pédagogiques pour expliquer l’environnement, la biodiversité, les sols, la gestion de l’eau, l’entrepreneuriat vert et les métiers de l’économie locale.
Le passage de la logique d’extraction à une logique de réparation, de valorisation et de développement durable se traduit ainsi.
Plusieurs carrières de sable sont identifiées pour bénéficier de la mise en œuvre de ce projet de valorisation. Elles sont situées à Zinvié, Akassato, Sô-Tokpa, Togbin, Dèkoungbe, Ganganzounmè, Hèdomey, Pahou-Hèvié, Hèdomey-Djèkpota, Amahoun, Adounko et Kinwédji.
Le programme prévoit un financement d’environ 250 millions de Fcfa, et sera sous la responsabilité commune de l’État, la Mairie, les ONG et les partenaires techniques et financiers comme sources possibles de financement, et positionne la Mairie, la Secrétaire Exécutive, les directions techniques et les structures environnementales.
Une ambition qui rejoint, faut-il le rappeler, la vision générale du PDC4 : accroître, d’ici à 2029, la compétitivité et l’attractivité d’Abomey-Calavi dans un cadre sécurisé, harmonieux et de bien-être durable des populations.
La Rédaction

