Le plaidoyer de l’honorable Armand Gansè en faveur d’une indemnisation plus rapide des victimes d’accidents de la route continue de susciter l’adhésion. Le juriste Jacob Tohigbe vient à son tour d’apporter un soutien appuyé à l’initiative du parlementaire.
L’honorable Gansè a en effet proposé une mesure forte : imposer aux compagnies d’assurances un délai maximal de 72 heures pour formuler une première offre d’indemnisation après un sinistre. Une proposition qui vise à mettre fin aux longs mois d’attente qui plongent les victimes et leurs familles dans la précarité.
Pour Jacob Tohigbe, ce plaidoyer est courageux et nécessaire, car il replace la dignité humaine au cœur du système assurantiel.
Tout en soutenant l’idée sur le fond, le juriste rappelle cependant une exigence juridique majeure : le secteur des assurances au Bénin est encadré par le Code de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance (CIMA). C’est cette institution communautaire, commune à 14 pays africains, qui détient le pouvoir de réformer les règles.
Dès lors, la proposition des 72 heures ne pourra devenir une norme contraignante qu’à l’échelle communautaire.
Jacob Tohigbe invite donc le Bénin à transformer le plaidoyer du député Gansè en une offensive diplomatique au sein de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance (CIMA). Une démarche qui permettrait de faire des 72 heures une obligation pour toutes les compagnies de l’espace communautaire et qui constituerait une avancée historique pour la protection des victimes.
S.E

