Le maire de Cotonou défend “l’économie populaire” dans l’écosystème économique des villes africaines
Cotonou abrite du 28 au 30 octobre 2026, 12e édition du Sommet des think tanks d’Afrique. Invité à prendre la parole à l’ouverture ce jeudi 29 octobre 2026, Luc Gnacadja s’est encore montré avocat défenseur de “l’économie populaire” dans l’écosystème économique des villes africaines, plaidant au passage pour une synergie entre les politiques énergétiques et l’économie.
Au Sommet des think tanks d’Afrique, le maire de Cotonou défend avec foi et conviction ses idées. A l’ouverture de la 12è édition ce jeudi 29 octobre, Luc Gnacadja a, devant décideurs publics, partenaires au développement, dirigeants du secteur privé, investisseurs, organismes de régulation, experts du secteur de l’énergie, défendu une fois de plus la place centrale de “l’économie populaire* dans l’écosystème économique des villes d’Afrique.
S’inscrivant dans la logique du thème du sommet de Cotonou : “ De l’accès à l’énergie à la transformation économique : orientations stratégiques concrètes pour la viabilité, la croissance et la réforme du secteur de l’électricité”, il a plaidé pour une synergie entre les politiques énergétiques et l’économie.
Dans les villes africaines et dans “l’économie populaire”, qualifiée d’économie informelle par “biais de perception”, “ une coupure de courant, c’est un atelier de couture en arrêt, c’est une chambre froide qui se réchauffe, c’est un soudeur qui renvoie ses clients”, fait remarquer Luc Gnacadja..
Pour l’idylle de Cotonou, l’accès à l’énergie électrique devient à cet instant “usage productif” et “la politique énergétique rencontre l’économie populaire”.
Poursuivant son allocution, Luc Gnacadja a indiqué que “les villes africaines” sont au cœur de cette conversion”. Et à l’instar de Cotonou, qui s’est construite au fil des échanges, des activités, des initiatives, il a soutenu que les villes sauront transformer “leurs potentialités en possibilité”.
La 12è édition du Sommet des think tanks d’Afrique est coorganisé par le Gouvernement du Bénin et la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF), en partenariat avec la Commission de l’Union africaine (CUA). Dialogues ministériels, tables rondes, manifestations parallèles, ateliers interactifs en sous-groupes, exposition d’innovations, sessions de formation sur la réforme du secteur de l’électricité sont au programme, avec en ligne de mire : examiner des solutions liées au financement de l’énergie, à la réforme des services publics de l’électricité, à l’intégration régionale des réseaux électriques et à la mise en œuvre effective des engagements politiques pour de faire de l’accès à l’énergie un véritable levier de transformation économique.
Manassé AGBOSSAGA

