Pour son dernier 01er août : L’opposition invite Talon à poser ces trois “gestes utiles”
Les partis de l’opposition sont montés au créneau ce mardi 22 juillet 2025 à Cotonou. Regroupés au sein du Cadre de concertation des forces politiques de l’opposition, ils ont exhorté Patrice Talon à poser trois “gestes utiles” en prélude à la célébration de sa dernière fête de l’indépendance en tant que président de la République du Bénin.
Le 01er août prochain, le Bénin va célébrer le 65ème anniversaire de son accession à la souveraineté nationale et internationale. De son côté, l”opposition entend saisir la perche pour inciter le chef de l’Etat à satisfaire leurs doléances encore restées lettres mortes.

En effet, Les Démocrates, le Mouvement populaire de libération (MPL), la Nouvelle force nationale (NFN), Grande solidarité républicaine (GSR), et le mouvement Nous le Ferons”, tous regroupés au sein du Cadre de concertation des forces politiques ont, dans une déclaration commune, lue par leur porte-parole, Antoine Guédou, invités le président Talon, à faire du 01er août, la dernière sous son ère, un véritable “moment de rassemblement des filles et fils du Bénin autour d’un idéal commun fédérateur afin de “ provoquer une réconciliation de la nation avec elle-même”.
Face à cela, les partis de l’opposition lancent un appel pressant au chef de l’Etat à poser trois gestes utiles. Le premier, la “libération des détenus politiques”, le second, le “retour des exilés politiques” et enfin le “dialogue politique et assises nationales”.
Ces trois “gestes utiles” vont “susciter une adhésion populaire” autour de la fête de l’indépendance, assurent les partis de l’opposition.
Quid de la participation de l’opposition aux manifestations officielles
En attendant la réaction du chef de l’Etat sur cet énième appel, les conférenciers ont été interrogés sur leur participation au défilé militaire et civil. Sur la question, ils ont confié qu’à ce jour, seuls les 28 députés du groupe parlementaire Les Démocrates ont été officiellement invités.
Quant aux partis de l’opposition ou aux présidents des partis, rien n’a été fait dans ce sens.
Face à cela, l’opposition chipe une phrase chère au chantre de la Rupture et lance : “Nous aviserons”.
Manassé AGBOSSAGA