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Reversement des AME en ACDPE:Le Farame-Bénin invite le gouvernement à honorer sa promesse avant la rentrée scolaire 2025-2026 (Déclaration)

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Au détour d’un géant meeting de protestation qui s’est déroulé le mardi 27 aout 2025 dans l’enceinte de la Bourse du travail, le Front d’actions pour le reversement des aspirants au métier d’enseignant du Bénin (Farame– bénin) est monté à nouveau au créneau pour exiger au gouvernement du président Patrice Talon le reversement des AME en ACDPE. Lire ci-dessous l’intégralité de leur déclaration lue par le porte-parole Rodoine Mahoudéka Montanh.

FRONT D’ACTIONS POUR LE REVERSEMENT DES ASPIRANTS AU METIER D’ENSEIGNANT DU Bénin (FARAME– Bénin)

OMNES

MEETING DES ASPIRANTS AU MÉTIER D’ENSEIGNANT (AME)

DÉCLARATION

En 2019, l’aspiranat au métier d’enseignant fut présenté comme une réforme novatrice, une passerelle de transition vers une intégration progressive des jeunes diplômés dans la fonction publique.  Le gouvernement du Président Patrice Talon, avait donné l’assurance que ce dispositif temporaire déboucherait rapidement sur le reversement automatique et définitif des AME dans un corps stable et digne.

Les nombreuses actions menées par les Aspirants au Métier d’Enseignant (AME) ont permis des avancées notables comme : le passage de 9 à 11 mois de salaire, puis à 12 mois pleins, l’augmentation de 20 000F sur le salaire, l’exonération des frais de scolarité pour les enfants des AME, l’instauration des congés de maternité ainsi que la mise en place d’une assurance santé.

Cependant, au-delà de ces acquis importants mais partiels, demeure la question centrale et la plus attendue : celle du reversement. En 2022, 2024, même au premier semestre de l’année 2025, des promesses avaient été réitérées : le reversement en ACDPE serait effectif. Trois ans après, nos espoirs s’usent au rythme des années scolaires qui s’accumulent. Nous voici à la veille de la rentrée 2025-2026, après sept années de sacrifices, sans statut clair, sans un emploi sécurisé, sans une véritable reconnaissance.

Depuis 2019, nous, AME de la maternelle, du primaire et du secondaire, avons porté sur nos épaules une part décisive de l’école béninoise. Nous avons sauvé l’école béninoise qui s’écroulait au moment où le gouvernement du président Patrice TALON avait radié les enseignants de la promotion 2008 qui n’avaient pas participé à l’évaluation diagnostique.

Nous croupissons sous le poids des charges horaires écrasantes dépassant parfois 26 heures par semaine, en violation des textes. Nous sommes contraints de courir d’un établissement à un autre pour compléter nos heures, dans des conditions inhumaines, au détriment de notre santé et de notre équilibre familial. Beaucoup de nos collègues au secondaire ont péri dans des accidents de circulation en parcourant des collèges pour réunir les 30h ou 26h. Nous servons sans aucune prime dont bénéficient les enseignants comme : primes de nuit, de rentrée, de rendement ou de gratification, sans perspectives d’avancement. À la maternelle et au primaire, on nous empêche d’être formés à travers les examens nationaux pour l’obtention du CEAP et du CAP.  Nous voyons la jeunesse se consumer dans l’incertitude et l’instabilité d’emploi. Nous sommes cette génération sacrifiée, privée de recrutement dans la fonction publique depuis bientôt neuf ans, et pourtant indispensable au fonctionnement de l’école publique. Sans nous, des milliers de classes resteraient fermées et des centaines de milliers d’élèves auraient abandonné l’école, faute d’enseignants. Et malgré ce rôle vital, nous sommes traités comme de simples supplétifs, des enseignants sans valeur, jetables et remplaçables.

Monsieur le Président Patrice Talon, nous vous prenons aux mots. Vous avez promis le reversement. Vous avez promis la dignité. Vous avez promis l’équité. Aujourd’hui, nous vous demandons de passer des paroles aux actes. L’histoire retiendra que c’est sous votre régime que des milliers de jeunes enseignants auront vu leur avenir compromis ou sauvé.

Nous appelons donc le gouvernement à honorer à sa promesse en procédant au reversement effectif et total de tous les AME avant la rentrée scolaire 2025-2026. C’est une question de justice. C’est une question d’équité. C’est une question de survie pour l’école béninoise. Nous sommes l’espoir d’une école béninoise qui assure un avenir prospère à tous les citoyens de notre pays. Nous constituons plus de 80% de l’effectif du personnel enseignant. Donc sans nous, l’école béninoise n’existerait plus.  Camarades enseignants, militants et sympathisants du FARAME-Bénin, ce combat est le nôtre. Nous n’avons plus le droit de nous taire, car le silence nous condamne à disparaître. Le temps des discours creux est révolu ! Désormais, l’heure est à la mobilisation générale sur toute l’étendue du territoire national.

Nous exigeons maintenant la prise des actes administratifs consacrant le reversement de tous les AME, sans condition, et ce avant la rentrée scolaire 2025-2026.

À cet effet, nous appelons chaque AME, sans exception depuis sa position ou localité à rester prêt pour les prochaines actions collectives qui s’annoncent décisives pour notre avenir.

Trop, c’est trop ! Libérez le reversement !

AME, debout ! 

En avant pour l’amélioration de nos conditions de vie et de travail !

 Cotonou, le 27 Août 2025 

Ont signé  

Pour la PNDSAS-SN                                       

 Le Coordonnateur National,                    

Odilon Djossou

Pour le CNAME

Le Secretaire Général National

Rodoine Mahoudéka Montanh

Pour l’ANTC

Paterne-Sylas Gbebode

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