Dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 août 2026, une équipe du commissariat de l’arrondissement de Dévé a surpris un groupe de malfaiteurs qui tentaient de résoudre une panne mécanique survenue sur un tricycle volé.

Dans le cadre de l’exécution d’une patrouille nocturne de routine, les fonctionnaires de police du commissariat de l’arrondissement de Dévé roulaient sur une piste vicinale à Adidévo. À 03h00 précises, l’équipage a repéré un trio de mécaniciens improvisés opérant dans l’obscurité la plus totale. Les trois suspects s’acharnaient sur le système de démarrage d’un tricycle flambant neuf. Malheureusement pour eux, le véhicule n’avait visiblement pas l’intention de coopérer avec le crime organisé. À la vue des gyrophares, le trio a immédiatement annulé sa séance de mécanique. Champions de sprint nocturne, les suspects ont appliqué la procédure dite de « la poudre d’escampette », abandonnant le butin sur place. Une battue a été immédiatement ordonnée dans la zone forestière environnante. Malgré le flair des agents, la chasse à l’homme est restée infructueuse. Les suspects couraient visiblement plus vite que leur tricycle en panne.
En inspectant les habitations voisines pour trouver l’origine du bien, l’équipe de patrouille a fait une découverte surprenante. La porte d’une chambre était solidement barricadée de l’extérieur par un sommier de lit.
Après extraction du dispositif de blocage, l’occupant des lieux a décliné son identité. Encore groggy, la victime a formellement déclaré : « J’ai garé mon engin tout neuf sur la terrasse hier soir avant de dormir ». L’analyse de la scène de crime permet de reconstituer le plan des malfaiteurs: ayant opté pour la « sécurité maximale », ils ont verrouillé le propriétaire chez lui avec son propre lit avant de voler le tricycle sur la terrasse. Ils essayaient de démarrer le moteur neuf sans les clés lorsqu’une patrouille de police les a surpris. L’adage populaire selon lequel « le bien mal acquis ne profite jamais » s’est ici vérifié par une panne de moteur providentielle, survenue au pire moment pour eux. Le « tricycle récalcitrant » a été remorqué et mis en consigne au Commissariat de Dévé. Il y séjournera le temps de procéder aux vérifications d’usage des titres de propriété. L’enquête continue pour retrouver nos sprinteurs de la nuit.
Source : CCOM DGPR