Cotonou, 1er novembre : honorer tous nos morts, prolonger leur héritage, accomplir leurs espérances (Tribune)
En ce 1er novembre, j’ai déposé une gerbe sur une tombe sans épitaphe.
Pas de nom, pas de date, aucune inscription. 𝗖𝗲𝘁𝘁𝗲 𝘁𝗼𝗺𝗯𝗲, 𝗰𝗲 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝘁𝗼𝘂𝘁𝗲𝘀 𝗻𝗼𝘀 𝘁𝗼𝗺𝗯𝗲𝘀. À travers elle, j’ai voulu honorer tous nos morts : ceux que l’on vient visiter, et ceux que plus personne ne vient voir.
Moi aussi, j’ai un fils, un frère, une sœur et mes parents qui reposent dans l’un ou l’autre de nos cimetières. 𝗝𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗻𝗮𝗶𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗲𝗻𝘁𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗮𝘁𝘁𝗲𝗻𝘁𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗰𝗲𝘂𝘅 𝗾𝘂𝗶 𝘀’𝘆 𝗿𝗲𝗻𝗱𝗲𝗻𝘁. On y vient le cœur lourd, et l’on espère y trouver un lieu propre, paisible et respecté.
Honorer la mémoire de nos défunts, c’est aussi célébrer ce qu’ils nous ont légué : leur exemple, leur travail, tout ce qu’ils ont investi dans nos vies et dans notre ville. Un héritage que nous avons le devoir de prolonger et de bonifier, et des espérances qu’il nous revient de porter.
Ce geste dit aussi notre engagement : 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘀 𝗰𝗶𝗺𝗲𝘁𝗶𝗲̀𝗿𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗹𝗶𝗲𝘂𝘅 𝗱𝗲 𝗺𝗲́𝗺𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗱𝗶𝗴𝗻𝗶𝘁𝗲́. Ces dernières semaines, à Somè, au PK 14, à Zogbo et à Akpakpa, nos agents ont dégagé les allées et rendu les tombes accessibles. Le travail continue : nous veillerons à ce que cet effort dure.
À toutes les familles, à toutes les Cotonoises et à tous les Cotonois, je m’associe de tout cœur en cette journée de recueillement.
Que la mémoire de nos chers disparus continue de nous éclairer et de nous unir.